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La vérité est si obscure en ces temps et le mensonge si établi,

qu’à moins d’aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître.

Blaise Pascal

Il est étonnant de constater à quel point les Pensées de Pascal résonnent encore avec force à l’aube de ce troisième millénaire où le mensonge est érigé en philosophie de penser.

Mensonges de très nombreux politiques; mensonges d’un grand nombre de médias; mensonges des « humanistes » athées qui, sous couvert de laïcité, interdisent l’expression de la religiosité, un droit fondamental dans la civilisation française, dont l’un des siècles les plus grandioses – tant d’un point de vue intellectuel, artistique et militaire – fut sans conteste le XVIIe, LE siècle où la population française n’a jamais été aussi croyante et pieuse; mensonges de nombreux religieux arabes qui, enracinés dans leurs passions tribales et machistes, ont perverti le message coranique et réduit la femme à néant; mensonges de certains savants, des philosophes, des polémistes, des féministes qui salissent, détournent, pervertissent le message du dernier des prophètes, Mohammed (sws) – que je ne supporte plus que l’on appelle Mahomet ! – mensonges, mensonges, mensonges… J’en ai le tournis. 

Et de cette sensation désagréable de nausées permanentes, je ne garde que le souci de me préserver, ainsi que mes enfants, de la haine ambiante en me réfugiant dans l’unique pensée qui me réconforte : celle que nous ne sommes que de passage et que l’examen de mes actes pèsera bien plus dans la balance que les regards haineux et les moqueries des « gardiens de la civilisation française ». 

Et, aussi vrai que la Seine traverse Paris pour se jeter dans la Manche en quête d’ouverture sur le monde, sans oublier d’où elle vient – de cette ville des Lumières qui a permis à notre si petit pays de rayonner sur les cinq continents, et dont la langue fut longtemps celle de la diplomatie mondiale -, mon âme et mon corps, nourris d’un sang bien français, traversent la vie avec pour seuls bagages la croyance forte qu’il n’existe qu’un seul Dieu et que Mohammed (sws) est son dernier prophète; et l’amour sincère et profond de ma patrie, ma terre, ma chair, la France qui, par son souci de justice et d’équité entre les Hommes, sans le savoir, et n’en déplaise à tous les malfaisants mortifères de tous bords, est à mon sens l’une des formes les plus abouties d’abandon aux valeurs islamiques, bien plus que tous ces soi-disant républiques, royaumes, émirats ou sultanats musulmans dans lesquels, chaque jour, l’Islam et les paroles d’Allah sont jetés aux orties pour satisfaire la soif de pouvoir et les instincts primaires d’hommes hypocrites.  

“Paix soit sur elle !”

Ceci dit, si ce souci est encore bien ancré dans son ADN, je m’inquiète de la libération d’une certaine parole qui importe en France les comportements d’ailleurs pour justifier une intolérance religieuse réelle envers les musulmans. Cet ailleurs que nous décrivent des personnes, qui sans la générosité de la France ne pourraient pas même vivre parmi nous, n’est pas nôtre ! Nous sommes en France, dans un pays où la liberté de conscience, le droit de croire ou ne pas croire, de se vêtir comme bon nous semble tant que cela ne met pas en péril notre sécurité, est inscrit dans notre Constitution. Je m’insurge contre les propos et les actes islamophobes qui n’ont pas lieu d’être dans notre pays, tout comme n’ont pas lieu d’être les paroles et les actes antisémites et anti-chrétiens.

Il y a encore peu, je portais le voile : une décision prise lors de mon expatriation au Maroc. Pour moi, cela m’était naturel, une marche de plus vers mon Créateur. Mais, les violentes agressions subies par les femmes musulmanes voilées – moi-même ai été vigoureusement prise à partie dans le métro par un individu détestable – ont particulièrement inquiété mes enfants, ce qui m’a amenée à y renoncer. J’en éprouve aujourd’hui encore une grande peine. Mais, mes cheveux blancs me consolent quelque peu de ne plus pouvoir cultiver ma différence en toute tranquillité, ce qui est pour moi une dystopie devenue réelle au pays des Droits de l’Homme.

Qu’Il me donne le courage de supporter l’insupportable, d’être encore plus forte grâce à un comportement qui n’est pas irréprochable, mais tend à l’exemplarité. Qu’Il me tienne très éloignée des oiseaux de mauvais augure qui, aujourd’hui, comme au temps de la Rome antique, veulent influer sur les politiques, dont certains sont plus enclins à se soumettre aux présages qu’au bon sens. C’est toute l’ambition de mon travail littéraire. C’est l’unique but de ma vie.

Salam